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Mercredi 1 Septembre

L'essentiel du combat est le ma
par
samourai01
le mer 01 sep 2010 14:37 CEST
Article
n°9
sur le
livre de : Kenji Tokitsu
BUDÔ Le
ki et le sens du combat
Edition désiris
Mes
passages préférés
Le
ma, concrétisation spatiale du ki
« L'essentiel du
combat est le ma » est une phrase fameuse de l'enseignement de
Itô Ittîsaï (XVIè – XVIIè siècles), fondateur de l'école
Ittô-ryu. Il dit aussi :
« Si tu penses trop
au ma, tu seras incapable de réagir convenablement au changement. Si
tu n'y penses pas, le ma sera juste même dans une situation mobile.
C'est pourquoi il ne faut pas attacher ton esprit au ma, il ne faut
pas créer le ma dans ton esprit. Il faut être comme le reflet de la
lune sur l'eau. Si l'esprit est clair
comme le ciel sans nuage, tu seras comme l'eau qui reflète la lune,
quelle que soit la situation... »
Comme Ittôsaï, tous les
maîtres soulignent l'importance du ma. Ce terme est traduit
habituellement par « distance, écart, intervalle, faille dans
l'espace », mais il signifie aussi « intervalle temporel,
flux physique ». Il est fortement lié à la notion de cadence,
puisque ma signifie aussi « intervalle entre les cadence ».
Dans l'architecture japonaise, le ma a une double signification.
Unité de mesure, il désigne l'intervalle régulier qui sépare les
poteaux. En un sens plus large, il qualifie chaque pièce par la
disponibilité qu'elle offre pour différentes pratiques (kyakuma,
lieu des invités, ima, lieu où vit quotidiennement la famille).
D.L
Mardi 17 Août

Il faut libérer l'esprit des entraves de la conscience
par
samourai01
le mar 17 aoû 2010 20:53 CEST
Article
n°8
sur le
livre de : Kenji Tokitsu
BUDÔ Le
ki et le sens du combat
Edition désiris
Mes
passages préférés
Le
ki, guide du budô
Si l'on cherche à agir
spontanément et justement, il faut libérer l'esprit des entraves de
la conscience ; de là provient l'enseignement de l'esprit vide. A ce
niveau, la recherche de l'efficacité aboutit à une forme de
paradoxe car, si l'on veut vaincre l'adversaire (ce qui veut dire le
tuer au sens technique) de la manière la plus sûre, il ne faut pas
vouloir vaincre (tuer) ; il faut se détacher de la victoire, si l'on
veut l'obtenir. Ce qui se rapproche de la maxime : « Il faut
s'apprêter à mourir, si l'on veut survivre. »
De cette manière, l'acte
du combat conduit à une introspection et à une remise en cause qui
poussent vers une réorganisation de la personnalité visant à
devenir plus perspicace, capable de ne pas se laisser perturber,
d'agir spontanément et justement, de déployer ses capacités
maximum. Le processus de cette réorganisation est l'entraînement
qui comporte une tension vers l'auto-formation constitutive du budô.
Le sabre, originellement
destiné à tuer l'ennemi (setsunin-ken), se transforme
progressivement, avec la naissance puis la stabilisation de l'idée
de sémé, en « sabre qui fait vivre l'homme »
(katsunin-ken) par le fait de renforcer la conscience du poid e
l'être. L'idée du budô moderne est le développement de cette
pensée.
D. L
Samedi 14 Août

Le ki, guide du budô
par
samourai01
le sam 14 aoû 2010 22:09 CEST
Article
n°7
sur le
livre de : Kenji Tokitsu
BUDÔ Le
ki et le sens du combat
Edition désiris
Mes
passages préférés
Le
ki, guide du budô
Nous pouvons dire que
c'est au moment où l'adepte commence à ressentir vivement le rôle
du ki que sa pratique du combat rend à se constituer en une voie et
qu'apparaît une véritable conscience du budô.
Votre problème sera
alors : comment faire bouger l'esprit de l'autre par votre ki?
De cette manière, la
visée d'un adepte se déplace progressivement d'une préoccupation
de technique gestuelle simple vers un état d'esprit. Ne pas se
troubler devant le sémé et discerner le faux du vrai dans les actes
de l'autre revient à acquérir une perspicacité soutenue par une
force d'esprit...
Mais il serait faux de
dire qu'il y a une étape où l'esprit seul domine car, sans la
technique corporelle, il y a pas d'art de combat.
La structure du budô est
double : il faut être à tout moment prêt à déployer sa violence,
mais il faut maintenir la lucidité pour que l'esprit puisse capter
avec ampleur ce qui se passe alentour. La lucidité permet de
transformer votre propre agressivité en un potentiel mobilisable
dans un état de tranquillité. Un poème de Miyamoto Musashi
communique cette disposition :
« Le courant de la
rivière hivernale reflète la lune sur l'eau transparente
comme un miroir »
Plonger la main dans
l'eau glacée et rapide évoque un froid coupant comme la lame du
sabre. Le courant, c'est aussi le dynamisme du combat. En même
temps, la surface de l'eau donne l'image de la pureté et du calme.
Si la surface se trouble, la lune sera morcelée.
Ce poème, souvent cité
pour décrire l'état d'esprit du sabre, montre en effet la double
composante de la violence et du calme.
D. L
Dimanche 8 Août

La conception japonaise du ki
par
samourai01
le dim 08 aoû 2010 10:44 CEST
Article
n°6
sur le
livre de : Kenji Tokitsu
BUDÔ Le
ki et le sens du combat
Edition désiris
Mes
passages préférés
La
conception japonaise du ki
Je pense que la sensation
corporelle du ki est communément présente dans l'expérience
humaine mais que la forme d'interprétation de cette sensation varie
selon la culture. Par exemple, le caractère logique est bien plus
développé dans les langues occidentales que la langue japonaise. Il
n'y a pas dans les langues occidentales, et c'est une difficulté
majeure des traductions, de mot équivalent à ki.
Ce terme recouvre en
japonais des sensations et des impressions mystèrieuses, vagues,
intangibles, qui touchent quelque chose au fond de notre être, qui
relèvent d'une acuité probablement archaïque ou refoulée.
Cet ensemble
d'impressions difficilement définissables est présent dans
l'expérience quotidienne, la littérature et les arts japonais ;
lorsqu'on doit la nommer, on dit le ki.
Nous nous servons
quotidiennement de la télévision, de la radio ou du téléphone
portable, qui utilisent des ondes électromagnétiques qui ne sont ni
visibles ni tangibles sans appareillage et que la science n'a pas pu
mettre en évidence qu'à une période relativement récente.
Toutefois, lorsqu'il s'agit du ki, il n'est pas rare qu'une personne
qui se veut rationnelle rejette a priori l'idée, parce que le ki
n'est pas tangible et , sans doute, plus profondément, parce qu'il
touche l'expérience subjective.
En effet, le ki n'est pas
une conception abstraite, c'est l'écoute des sensations corporelles
par lesquelles on capte son environnement en même temps que la façon
dont s'y positionne.
D. L
Jeudi 29 Juillet

Le ki dans la culture japonaise
par
samourai01
le jeu 29 jui 2010 19:01 CEST
Article
n°5
sur le
livre de : Kenji Tokitsu
BUDÔ Le
ki et le sens du combat
Edition désiris
Mes
passages préférés
Le
ki dans la culture japonaise
Dans la langue japonaise, de très
nombreuses expressions comportent le mot ki et d'autres
supposent. J'ai été confronté à cette question lorsque j'ai
traduit le texte de Miyamoto Musashi, Ecrits sur les cinqs
éléments – Gorin-no-sho.
Dans ce texte, Musashi utilise un
grand nombre de fois le mot kokoro, qui est habituellement
traduit par « esprit », mais ce mot est intraduisible par
un mot unique. Selon les cas, kokoro doit être traduit par « esprit,
sentiment, sensation, sens, pensée, idée, signification, essentiel,
coeur, centre, noyau », etc.
Cependant, même après avoir utilisé
ces différents mots pour traduire kokoro, il reste toujours
une sensation d'incomplétude dans la traduction. J'ai longtemps
cherché pourquoi, avant de comprendre que Musashi employait des mots
en se basant sur une sensation que les Japonais de l'époque, et
surtout les adeptes d'arts martiaux, connaissaient et partageait.
A travers la sensation du ki, les
Japonais semble avoir capté des phénomènes naturels sans chercher
à les expliquer. D. L
Dimanche 25 Juillet

Communiquer silencieusement avec l'univers...
par
samourai01
le dim 25 jui 2010 21:35 CEST
Article
n°4
sur le
livre de : Kenji Tokitsu
BUDÔ Le
ki et le sens du combat
Edition désiris
Mes
passages préférés
Une
clé pour le budô
Je fais des efforts pour arriver à
l'étape du dépassement de la vie et de la mort, afin de faire
fusionner mon être avec l'univers. C'est le moment le plus
tranquille pour moi pour communiquer silencieusement avec l'univers.
C'est le retour à soi et le retour au vide.
Je m'entraîne en portant le sabre en
bambou, shinaï, comme un sabre avec lequel je cherche à faire
fusionner la technique et la raison.
La tension vers la formation de soi,
au sens où je l'ai exposée plus haut, n'apparaît pas d'une manière
abstraite mais s'appuie sur une sensation corporelle concrète. Il
s'agit d'une sensation corporelle que tous les êtres humains
peuvent concevoir quelle que soit leur origine culturelle. Autrement
dit, cette sensation corporelle est la clé qui permet de pratiquer
le budô à part entière, en dépassant les obstacles culturels.
En quoi consiste cette sensation
corporelle? En Japonais, elle est exprimée par la
notion du ki, nous venons d'en voir un exemple.
Comment être sûr que vous ne
bâtissez pas d'illusion et que votre pratique martiale devient budô?
Il existe un indice qui, à la fois, qualifie le budô et vous
appuie dans votre progression, c'est le ki. En ce sens, le ki est la
clé pour la pratique du budô. Il s'agit d'une certitude intérieure,
extrêmement difficile à expliquer avec des mots, mais communicable
corporellement. D. L
Mercredi 21 Juillet

Le problème du budô pour le adeptes étrangers
par
samourai01
le mer 21 jui 2010 20:57 CEST
Article
n°3
Extrait du livre de : Kenji Tokitsu
BUDÔ Le
ki et le sens du combat
Edition
désiris
Mes
passages préférés
Le
problème du budô pour le adeptes étrangers
Quels
sont les problèmes que rencontre le plus souvent les adeptes
étrangers, en particulier les Occidentaux ?
La
voie, pour les Japonais, concerne toute la durée de la vie. La
notion de budô comporte une tension vers l'amélioration de
soi-même, c'est à dire de la personne dans sa totalité à travers
la pratique martiale. Cette expression est compréhensible pour les
Occidentaux, mais ils ne donnent pas le même sens que les Japonais.
Une
clé pour le budô
La
pensée de la voie apparaît spontanément, lorsque la tension vers
la formation de soi s'associe à la pratique de l'art martial dans
une progression au cours du temps. Autrement dit, aussi longtemps que
cette tension n'apparaît pas, une pratique ne peut pas comporter la
pensée de la voie et, par conséquence, elle ne se constitue pas en
budô.
Au
sens rigoureux du terme, le budô ne désigne pas des disciplines
particulières, mais la qualité et le contenue de la façon de
pratiquer une discipline martiale. Ce n'est donc pas parce que vous
pratiquez avec sérieux le kendô, l'aïkidô, le karaté-do, l'art
du bâton (jôdô), le tir à l'arc (kyûdô), bref les disciplines
qui ont le suffixe dô, que vous pratiquez le budô.
D. L
Mardi 20 Juillet

La transmission du budô par les Japonais
par
samourai01
le mar 20 jui 2010 21:06 CEST
Article
n°2
Etrait du livre de : Kenji Tokitsu
BUDÔ Le
ki et le sens du combat
Edition
désiris
Mes
passages préférés
La
transmission du budô par les Japonais
Pour
les maîtres Japonais, une des difficultés les plus importantes est
la communication des techniques corporelles du budô liées aux
aspects spirituels. Car, s'ils veulent vraiment être compris, ils
sont obligés de relativiser leur conception de la vie en regard de
celle des occidentaux, ce qui les conduit à une certaine mise en
cause de leur propre conception du monde. Ce n'est pas une chose
facile.
Pour
avancer dans la pratique du budô, il faut de la concentration, de la
volonté, de la conviction, voire un esprit immuable, afin de pouvoir
persévérer durant des années d'entraînement. La volonté
nécessaire pour les entraînements durs et longs n'est pas forcément
compatible avec l'effort d'une réflexion théorique et logique
approfondie.
Dans
leur majorité, les maîtres puisent l'énergie nécessaire pour
nourrir la pratique du budô dans la sensation d'une recherche de la
perfection, même lorsque cela n'est pas bien conscient. D. L
Lundi 19 Juillet

Qu'est-ce que le budô?
par
samourai01
le lun 19 jui 2010 23:17 CEST
Article
n°1
Extrait du livre de : Kenji Tokitsu
BUDÔ Le
ki et le sens du combat
Edition
désiris
Mes
passages préférés
Qu'est-ce
que le budô?
Contrairement
à une idée répandue dans le milieu des arts martiaux, le budô
n'est pas une reprise directe de la pratique guerrière des arts
martiaux. C 'est une conception moderne qui vise une formation
globale de l'homme, intellectuelle et physique, au travers des
disciplines traditionnelles de combat.
Le budô
évoque des images de sérieux, de sévérité, de rituel, de respect
envers les anciens et le maître, de méditation silencieuse, etc. Le
budô donne ainsi l'impression d'une pratique conservatrice et d'une
attitude austère ; le dôjô évoque la sérénité d'un espace
sombre, au parquet lisse. Ces images s'opposent à celle du sport
dans la lumière éclatante d'un gymnase ou en plein air. En effet,
lorsqu'on dit sport, l'image est plus libre et en quelque sorte plus
ensoleillée.
A partir
d'une analyse de la pratique martiale, je décrirai les principales
caractéristiques de la conception Japonaise de la voie : c'est le
temps de la vie, depuis la naissance jusqu'à la mort, qui constitue
la voie. Elle comporte des pentes ascendantes et descendantes.
Chacun
parcourt cette voie, mais elle ne s'impose pas à la conscience et il
est facile de se disperser dans le temps qui passe. A partir du
moment où l'on parle de voie, il y a une direction ou un objectif.
Aussi longtemps que cette sensation n'est pas vécue en pratique, le
budô risque de rester une abstraction, même si l'on en a une
connaissance historique et culturelle.
D. L
Dimanche 11 Juillet

Compte-rendu Seitei / ZNKR septembre 2009
par
samourai01
le dim 11 jui 2010 22:03 CEST
Le texte
ci-dessous est un compte-rendu technique rédigé par la ZNKR en
septembre 2009. Aussi, nous joignons la version originale, pour ceux
qui souhaiteraient traduire ce document.
ShinBuKan
Dojo http://shinbukan-dojo.chez.alice.fr
COMPTE-RENDU
1 – L' étiquette lors du salut.
- A la
fin du salut (lorsque l'on soulève le sabre), on ramène le sabre
doucement face à soit,
en son centre.
-
Lorsque l'on glisse le sabre dans son Obi, il faut le diriger sur un
angle de 45°, contrairement
à ce que font la plupart des gens... Il faut tenir l'angle à 45°et
ne pas le relâcher.
2 –
Deuxième
Kata : Ushiro.
- Le
mouvement dépend de l'entrainement et/ou du niveau (il s'agit de la
rotation).
- L'
ennemi / l' adversaire, derrière vous, n'est pas exactement sur la
même ligne, il se trouve
près de vous légèrement décalé sur votre gauche.
- A la
fin de la rotation, on fait « nukitsuki » ou
« nukitsukeru » et au même moment, on déplace
fermement le pied gauche vers la gauche.
3 –
Troisième Kata : Uké
Nagashi.
- Le
« sayabanaré » s'ajoute / s'effectue dans le mouvement
qui amène à la coupe, le « nukiagé ».
- Le
pied droit se positionne (pivote) de telle façon à former le « i »
des Katakana avec le pied
gauche au moment ou le sabre quitte le « koiguchi ».
- A ce
moment là, votre corps se trouve face à l'adversaire.
4 –
Sixième Kata : Moroté
Tsuki.
- L'
ennemi derrière vous, se trouve sur la même ligne.
- Lors
de la rotation, le pied gauche remplace le pied droit : « fumikai »
ou « fumikaeru ».
- La
rotation des hanches et le mouvement des mains se font ensemble dans
le même temps.
- Dans
Uké Nagashi, on fait le “furikabutté” avec la lame, en ramenant
le sabre au dessus de la
tête, ici, dans Moroté Tsuki c'est la “tsuka kashira” qui monte
devant vous comme un
“furikabutté”(une sorte de “furikabutté avec la “tsuka”...).
- Les
“fumikaéru” des Katas N°6 (Moroté tsuki), 8 (Ganmen Até) et
10 (“Shiho Giri”) sont tous différents, l'écart entre les pieds changent
selon le Kata, en
fonction de la situation face à
(aux) l'adversaire(s).Donc, il ne faut absolument pas uniformisé la
position et l'écart
des pieds pour tous ces Katas, il sont tous adaptés à leur nature
propre. Il est impératif
que ces Katas soient enseignés comme indiqué.
5 –
Huitième Kata : Ganmen Até.
-
Lorsque vous effectuez la rotation vers la gauche, votre pied droit
sert de pivot et vous placez
le pied gauche bien en position sur la gauche. L'adversaire qui se
trouvait, alors, derrière
vous sur la même ligne se retrouve en face de vous légèremnet en
biais sur votre
droite.
- Le cas
du “tsuki” : On fait le tsuki de façon à resserrer le poing
droit tout en le ramenant au
niveau de la hanche droite, il en résulte que votre sabre se trouve
légèrement dirigé vers
l'intérieur de votre position, sur votre ligne centrale, à ce
moment, le “kissaki” est dirigé
vers votre “centre juste”.
6 –
Dixième Kata : Shiho Giri.
-
Quand on réalise l'attaque sur le poing de l'adversaire, on doit
légèrement reculer le pied gauche
vers la gauche, sinon, on ne peut pas appeler ça le Hito E Mi (Après
le 2ème pasle
corps s'oriente à 45% pour faire face à l'ennemi) .
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